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C’est un anniversaire que nous ne pouvions pas manquer : le 200ème de la disparition de Beethoven, qui n’écrivait pas pour ses contemporains, mais bien pour nous, lointains héritiers d’une longue tradition musicale. « Ce n’est pas pour vous, c’est pour les générations futures ! » s’écrie-t-il auprès de musiciens qui se plaignent de la difficulté de leurs partitions. Voilà tout Beethoven, premier compositeur à n’écrire pour aucun maître. Ni Haydn, ni Mozart ne connaîtront cette liberté, eux qui devront répondre à des commandes de leurs employeurs respectifs. Si Haydn écrira 104 symphonies, Mozart n’en fera que 41, et Beethoven 9 seulement. N’y voyez pas un appauvrissement de l’inspiration, mais plutôt la libération du compositeur de son statut d’employé pour accéder à celui de créateur libre et indépendant. Quand on compose sur commande, il faut composer vite, et dans le cadre d’un budget serré. Pas étonnant dès lors que certaines œuvres se ressemblent. Chez Beethoven, tout est unique. Récemment, nous avons pu écouter une 10ème symphonie de Beethoven faite par une IA. Sincèrement, c’est troublant. Mais la lassitude vient vite. Il n’y a pas, définitivement pas, ce souffle épique…
Événement présenté par Auditorium Saint-Pierre-des-Cuisines. HowDidIMissThat.com est un agenda indépendant et n’organise pas cet événement.
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